
Devenir propriétaire pour la première fois fait rêver des millions de Français. Toutefois selon une étude indépendante, près d'un tiers des primo-accédants regrettent leur achat immobilier dans les cinq premières années. La cause ? Des erreurs souvent évitables, nourries par l'enthousiasme du moment.
Sous-estimer les frais cachés
L'erreur numéro un, c'est de ne regarder que le prix affiché. En réalité, les frais de notaire grimpent à 7-8 % dans l'ancien et 2-3 % dans le neuf. Il faut ensuite ajouter les frais d’agence et bancaires, l'assurance emprunteur et les éventuels travaux. Concrètement, le budget final dépasse souvent de 15 à 20 % les prévisions. D'où l'intérêt de constituer une épargne de sécurité avant même de visiter le premier appartement.
Se jeter sur le premier bien trouvé
Sous la pression de rater une opportunité, beaucoup signent trop vite. Or, un achat immobilier précipité se paie cher sur le long terme. Prendre le temps de comparer, de visiter plusieurs biens et d'analyser le quartier, transports, écoles, commerces, change tout. Un logement moins cher en périphérie revient souvent plus cher une fois le coût des trajets quotidiens intégré.
Emprunter au maximum de ses capacités
Les banques acceptent un taux d'endettement de 35 %, mais l'atteindre est risqué. En effet, un achat immobilier à Brou ou ailleurs qui absorbe toute la marge de manœuvre laisse le ménage vulnérable au moindre imprévu : panne de voiture, perte de revenus, hausse des charges… Les courtiers recommandent de plafonner à 30 % pour dormir tranquille.
Négliger l'assurance emprunteur
Ce poste passe souvent au second plan, alors qu'il peut représenter jusqu'à 30 % du coût total du crédit. Bonne nouvelle ! Depuis 2022, la loi Lemoine offre la possibilité de changer d'assureur à tout moment. En pratique, cette réforme permet d'économiser entre 5 000 et 10 000 euros sur vingt ans.